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Strasbourg, le 22 juin 2006
CCS
2006/05
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CDL-JU(2006)023syn
Fr.
seul
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COMMISSION EUROPÉEENNE POUR LA DÉMOCRATIE PAR LE DROIT
(COMMISSION DE VENISE)
en coopération avec la
COUR CONSTITUTIONNELLE DE SLOVAQUIE
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LE CONTRÔLE
PAR LES COURS CONSTITUTIONNELLES
DES PROCÉDURES DEVANT LES JURIDICTIONS
ORDINAIRES APPLIQUANT LE DROIT
COMMUNAUTAIRE
Kosice, Slovaquie, 1-2 juin 2006
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CARNET DE BORD
La Commission de
Venise a organisé en coopération avec la Cour constitutionnelle de la République de Slovaquie un séminaire
sur «Le contrôle par les cours constitutionnelles des procédures devant les
juridictions ordinaires appliquant le droit communautaire», les 1-2 juin 2006 à
Kosice.
L’objectif de ce
séminaire était de discuter de l’expérience des cours constitutionnelles
anciennes et nouvellement créées dans la mise en œuvre des principes et de la
législation de la Communauté européenne.
La mise en œuvre
de la suprématie du droit supra national dérivant de l’ordre juridique de la Communauté
européenne a été au coeur des présentations de la part de représentants de cours constitutionnelles d’anciens et de nouveaux états membres de
l’Union européenne.
En plus des
questions propres à la suprématie du droit communautaire ou de ses effets
directs dans l’ordre juridique national, les orateurs comme les participants
ont abordé également le rôle des cours constitutionnelles dans la protection
des droits de l’homme telle que prévue par la Convention européenne des Droits
de l’Homme et sa jurisprudence.
La protection des
droits de l’homme s’étant internationalisée, le juge constitutionnel aura su
devenir un acteur majeur pour l’intégration au niveau national de principes
découlant d’un traité international ratifié par leur pays.
Cette expérience
d’application et de transposition de principes supranationaux sera
particulièrement utile aux cours constitutionnelles et leur aura permis de
mesurer la responsabilité comme l’importance du rôle des juridictions
nationales pour une intégration européenne pleinement réussie dans le cadre de
l’Union européenne cette fois-ci.
Il a été
particulièrement intéressant de voir présentées les différentes discussions
doctrinales sur les fondements juridiques possibles pour l’intégration des
principes de l’Union européenne et du droit communautaire et des options
choisies par les différentes cours constitutionnelles.
L’impact de la
jurisprudence de la Cour de justice des Communautés européennes sur la
jurisprudence nationale a été longuement débattue. En
outre, les orateurs ont pu ouvertement discuter et confronter les difficultés
rencontrées par les juridictions de leur pays dans ce processus d’intégration
européenne.
Dans le domaine
des droits de l’homme les cours redoutent clairement une divergence de
jurisprudence entre les cours de Strasbourg et de Luxembourg.
Les orateurs se
sont plus particulièrement interrogés sur le rôle de la cour constitutionnelle
face à ce qui pourrait être lu comme une divergence de jurisprudence entre les
Cours de Strasbourg ou la Cour de Luxembourg, ou encore sur les conséquences de
la profusion du droit communautaire qui tout particulièrement pour les nouveaux
membres de l’Union européenne doit être intégré, appliqué et interprété
correctement dans un laps de temps très court et ce à tous les niveaux de l’ordre
juridictionnel d’un pays.
L’expérience des
cours constitutionnelles d’anciennes démocraties comme l’Allemagne ou l’Espagne
rejoint de manière significative celle des nouveaux états membres comme la
République tchèque, la Hongrie ou la Slovaquie quoique dans une proportion
moindre dans la mesure où l’intégration a été plus étalée dans le temps.
En conclusion, il
est clairement apparu que l’intégration européenne constitue un défi majeur sur
le plan juridique et qu’elle implique de revisiter entièrement pour les
nouvelles démocraties leur conception du droit et de l’ordre juridictionnel,
voire selon certains le statut des juges qui se verraient soumis à un devoir de
loyauté à des institutions internationales en plus de la loyauté à la constitution
et à ordre national dont découle leur pouvoir.
Le programme
comme la version écrite des présentations sont disponibles sur le site de la
Commission de Venise, sous la coteCDL-JU(2006)024, 025,
026 et 032.
Mlle Caroline Martin était responsable de cette
activité, elle peut être contactée par téléphone au +33 388 41 338 23 ou par
fax au +33 388 41 37 38, ou par e-mail : caroline.martin°coe.int pour
toute information
complémentaire.