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Assistance constitutionnelle

Demandes d’avis

La première fonction de la Commission de Venise est d'assister du point de vue juridique les Etats dans les domaines législatifs importants pour le fonctionnement démocratique de leurs institutions. En général, les Etats demandent eux-mêmes l’avis de la Commission. Le Comité des Ministres, l’Assemblée parlementaire, le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux et le Secrétaire Général du Conseil de l’Europe, ainsi que les organisations ou organismes internationaux participant aux travaux de la Commission de Venise peuvent également la saisir.

Méthode de travail

La méthode de travail adoptée par la Commission lorsqu’elle rend des avis est de nommer un groupe de travail constitué de rapporteurs (choisis avant tout parmi ses membres), qui conseille les autorités nationales dans la préparation de la loi en question. Après discussion avec les autorités nationales et les autres personnes concernées dans le pays, le groupe de travail prépare un projet d’avis sur la question de savoir si le texte législatif est conforme aux standards démocratiques dans le domaine concerné et sur la manière de l’améliorer sur la base de l’expérience commune. Le projet d’avis est discuté et adopté par la Commission en session plénière, habituellement en présence de représentants du pays concerné. Après son adoption, l’avis devient public et est transmis à l’organe qui l’a demandé.

Approche non directive

Bien que ses avis soient généralement reflétés dans la législation adoptée, la Commission ne cherche pas à imposer ses solutions, mais adopte une approche non directive, basée sur le dialogue. C’est pourquoi, le groupe de travail visite dans la règle le pays concerné et rencontre les différents acteurs politiques concernés, afin de garantir une approche aussi objective que possible de la situation.

Résolution des conflits par le conseil juridique

Afin de régler un conflit, un accord politique devrait être soutenu par un texte juridique viable. Il est aussi possible qu’un accord sur un texte juridique favorise une solution politique. C’est pourquoi, la Commission de Venise prête une attention particulière aux pays qui connaissent ou ont connu des conflits ethno-politiques.

Dans ce contexte, à la demande de l’Union européenne, la Commission de Venise a joué un rôle important dans le développement et l’interprétation du droit constitutionnel de la Bosnie-Herzégovine, de « l’ex-République yougoslave de Macédoine », de la Serbie et du Monténégro, ainsi que de la province du Kosovo. Elle a aussi été impliquée dans les efforts visant à régler les conflits sur les statuts de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud (Géorgie), ainsi que de la Transnistrie (Moldova).